Ne ratons pas le train du BIM


Une nouvelle (r)évolution dans la production du projet est en train de se mettre en place : la maquette numérique BIM va succéder au dessin informatisé.

C’est une mutation irréversible. C’est au moins aussi important que le passage de la planche à dessin vers les premiers outils informatiques.

Effectué à temps, avec anticipation et volonté, cela donne un avantage concurrentiel. Effectué trop tard, sous la pression, cela devient coûteux et pas efficace. Pas effectué, cela place hors du jeu professionnel, restant immobile sur le quai lorsque tous les autres, clients et concurrents, sont dans le train.

Pour la plupart, les architectes ont effectué tardivement et lentement le passage à l’informatique pour la production du projet, en comparaison des autres professions de la maîtrise d’oeuvre (ingénieurs, géomètres...) ou des maîtres d’ouvrages et (grandes) entreprises. Cela entraine au mieux manque de crédibilité, productivité, rentabilité, au pire mise à l’écart.

Mener la course

Il faut saisir les opportunités apportées par la maîtrise des nouveaux outils, pour revenir dans la course et la mener en tête, en entrainant les autres, au lieu de voir d’autres acteurs assurer des missions auparavant du ressort des architectes (insertion dans le site, synthèse, communication du projet, médiation...).

L’Angleterre va imposer la remise de maquettes numériques avec les permis de construire en 2016. Dans certains pays (USA, Asie, Europe du Nord), certains projets publics ne peuvent se réaliser sans maquette numérique, et certains maîtres d’ouvrages privés en font des demandes contractuelles.

En France, au delà des expériences déjà menées, on voit des Maîtres d’Ouvrage imposer le recours à la maquette numérique, allant parfois jusqu’à imposer l’usage d’un logiciel particulier, au lieu de laisser la liberté des outils en demandant un format neutre et comptable, existant mais encore imparfait cependant.

Déjà, les récentes exigences de la réglementation thermique, et ses incidences sur le permis de construire, nécessitent d’avoir une nouvelle méthode de travail pour pouvoir répondre efficacement.

Il y a des enjeux majeurs pour les architectes : utiliser des outils modernes pour produire mieux et plus efficacement (au bénéfice du projet), répondre aux attentes des clients et autres acteurs, récupérer une maîtrise du processus de projet par la maîtrise du suivi et des échanges, ayant été les auteurs de base de la maquette.

Accompagner la mutation vers le BIM

Il ne s’agit pas du choix d’un logiciel contre un autre, ou d’un remplacement d’outil, mais d’une profonde mutation, qui est en train d’impacter l’outil de production architectural, dont il faut prendre conscience.

Mouvement propose d’agir à plusieurs niveaux :

  • poursuivre et développer les séances d’information et les offres de formation à destination des architectes

  • participer aux échanges concernant les enjeux pour la profession (au sein des organisations concernées, dans les échanges avec les pouvoirs publics : Ministères, PUCA, MIQCP...), aboutissant à des projets de loi, analyse de cas concrets, prescription de règles de bon usage, clauses contractuelles sur les sujets de valorisation, rémunération, responsabilité, propriété intellectuelle...

  • aider les architectes à appréhender ces outils, faire en sorte que les relations contractuelles en train de se mettre en place ne se fassent pas au détriment des architectes (par absence d’interlocuteur, de compréhension des enjeux, techniques comme pratiques).

  • comprendre le rôle nouveau du BIM Manager, revendiquer cette mission complémentaire quand cela est possible et pertinent.

Mouvement se saisit aujourd’hui de cette question essentielle pour que l’architecte reste demain un acteur incontournable du projet.

#BIM

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